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Pirater une voiture c'est possible.....


Si autrefois avoir de la technologie dans sa voiture signifiait profiter d’un lecteur cd et de l’air conditionné, certaines voitures aujourd’hui sont si intelligentes qu’elles peuvent se conduire toutes seules.

Il fallait s'y attendre: à force d'embarquer de plus en plus d'électronique, les voitures finissent par ressembler à de gros ordinateurs.

Votre voiture ne ressemble pas à un PC, mais si elle comporte des fonctions numériques, elle est bel et bien un ordinateur, et comme eux, elles deviennent naturellement la cible des hackers et autres pirates informatiques.

Du simple vol sans effraction à la prise de contrôle à distance du véhicule, on découvre, semaine après semaine, les risques liés aux évolutions techniques.

Plus la technologie embarquée est complexe et connectée, plus le risque d’être piraté augmente.Les connections bluetooth, GPS ou 3G peuvent présenter des failles que les pirates utilisent pour voler une voiture.

L'accès au véhicule à distance constitue la menace la plus inquiétante au moment où tous les constructeurs automobiles ne jurent que par la voiture connectée.

Cette évolution repose sur l'intégration de divers outils de communication conçus pour améliorer à la fois le confort et la sécurité du véhicule.

On compte aujourd'hui plus de 45 millions de véhicules connectés, un chiffre qui atteindra 420 millions en 2018, selon le laboratoire d'idées Idate.

Pour environ 15 euros, Javier Vazquez-Vidal et Alberto Garcia Illera ont construit un appareil plus petit qu'un Smartphone.

Une fois connecté à une voiture, il peut altérer le fonctionnement des fenêtres, des phares et même de fonctions cruciales comme les freins ou l'accélérateur.

Les voitures ont un réseau embarqué appelé Controller Area Network (CAN) qui coordonne et opère toutes ces fonctions.

L'appareil pirate tire de l'électricité des systèmes centraux du véhicule et se connecte au bus CAN à travers quatre fils pour rentrer les instructions envoyées par Bluetooth depuis un ordinateur.

Vazquez-Vidal et Garcia Illera ont baptisé leur appareil le deviCAN Hacking Tool, ou CHT, l'appareil est assez petit pour que quelqu'un puisse le poser à un endroit où il n'est pas visible et déclencher l'attaque contre la voiture des semaines ou des mois plus tard.

Pour arriver à leur fin rien de plus facile les pirates n’auraient besoin que d'aller sous le capot ou dans le coffre pour poser l'appareil avec certains modèles de voiture, mais avec d'autres ils pourraient simplement ramper sous la voiture pour le mettre.

Vazquez-Vidal affirme que son but est d'alerter les fabricants de voitures sur autant de failles que possible il rajoute aussi qu'«une voiture est un mini-réseau, et qu’actuellement il n'y a aucune sécurité mise en place.»

Pour info : une hypothèse a resurgi, en juin dernier, à l'occasion de la disparition suspecte du journaliste américain Michael Hastings au volant de sa Mercedes. Selon l'expert en sécurité Richard Clarke, cette tragédie n'avait rien d'un accident. Elle aurait été provoquée par le piratage à distance de la voiture du journaliste, qui avait reçu des menaces de mort. L'affaire a d'ailleurs conduit le sénateur américain Edward Markey à demander aux principaux constructeurs automobiles comment ils protégeaient leurs voitures de ce genre de cyberattaques. http://www.numerama.com/magazine/26365-michael-hastings-a-t-il-ete-tue-par-le-piratage-de-sa-voiture.html

La voiture connectée plus intelligente, peut-être, mais au final pas si sûre que cela ….


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